Regards

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Depuis sa naissance dans les années 1930, est un journal lié à la mouvance communiste française. Ce magazine mensuel d’information générale lance le photojournalisme dans les années d'avant-guerre. Robert Capa et Henri Cartier-Bresson en sont les photographes attitrés. Edouard Pignon, artiste-peintre, s'occupe de la mise en page. Pour des raisons économiques, la parution de Regards s'arrête en 1962. Relancé en 1995 par le PCF, la direction est assurée par un membre du parti communiste, Henri de Malberg, avant de subir une nouvelle transformation en 2000. Chose fréquente dans la presse magazine, il change assez souvent de formule éditoriale, mais reste attaché au photojournalisme et à son parti pris antilibéral.

En termes de positionnement éditorial, le journal revendique son appartenance à la sensibilité communiste, sans révérence au PCF dont il ne reçoit plus de subventions depuis 2003. Lié à la mouvance réformatrice au sein du parti communiste, le contenu de ses articles renvoie fréquemment à un discours d’union des différentes luttes de la gauche radicale, et plus largement à un horizon commun à toutes les positions alternatives au système libéral.

Au niveau du financement, Regards appartient à sa rédaction depuis janvier 2004. A la suite d’un dépôt de bilan de la SEJR, Société d’édition qui éditait le magazine, onze salariés lancent une SCOP, une société coopérative de production, afin de faire vivre Regards. Le magazine, dans sa nouvelle formule, exprime donc un phénomène assez rare dans le paysage médiatique français en majorité aux mains de grands groupes financiers qui se permettent d’influer de manière croissante dans la ligne éditoriale des entreprises de presse. Le journal mette plus en valeur nos entreprises(…) » souligne cette réalité de l’économie de la presse en France). Le magazine publie 30.000 numéros par mois, dont 20.000 sont destinés à ses abonnés. La Société des Amis de Regards a été créée suite au dépôt de bilan de la SEJR pour soutenir financièrement l’entreprise.

La structure de l’organisation est celle d’un journal qui vit avec de petits moyens financiers. Une quinzaine de journalistes pigistes remplissent le mensuel de 58 pages (elles se réduisent progressivement), et le journal s’est lancé sur internet, même si le référencement est encore peu efficace.

Emmanuel Haddad

map/europe/france/regards.txt · Last modified: 2011/07/09 20:38 (external edit)